Synthèse personnelle de Vinciane

(Vinciane)
(Vinciane)

      Depuis ma petite enfance, j’ai toujours été entourée de poules. Je me rappelle bien, quand j’observais pendant des heures les différents comportements de ces animaux. Lorsqu’une poule se mettait à couver, c’était un moment magique. Avec ma famille, nous attendions tous avec impatience que les 21 jours soient passés pour pouvoir admirer ces petits êtres fragiles.

     Dès la première séance de présentation des TPE, Armelle, Camille et moi, nous nous sommes spontanément rapprochées. Nous nous connaissions assez pour savoir que nos exigences de travail se compléteraient. Quant au choix du sujet, il nous a fallu deux semaines pour s’accorder sur le thème que nous allions approfondir pendant sept mois. Après avoir évoqué les migrations humaines, les éco-quartiers... nous avons retenu le comportement animal. Il nous restait à trouver quel animal.

     Après maintes discussions autour du règne animal, le mot "poule" fut prononcé. Après un échange d’éclats de rire de nous trois, nous nous sommes rendues compte que ce sujet n’était pas si ridicule que cela, et qu’il répondait à des problématiques historiques, géographiques et scientifiques. Ce jour-là, de nombreuses idées nous ont lancées sur la piste et nous ont menées à notre problématique « Dans quelles mesures l’Homme a-t-il besoin de la poule ? ».

     Une fois la problématique trouvée, la forme de production restait à définir. Nous avons élaboré un cahier des charges précis : mise en page moderne, insertion d’illustrations et de vidéos, facilité à travailler conjointement, possibilité de partager de manière ludique le résultat de nos recherches. La seule production qui répondait à nos attentes fut la création d’un site internet. La mère d’Armelle nous a guidées vers un hébergeur dynamique et sans publicités : Jimdo.

Dès la quatrième séance, nous avons compris à quel point le sujet était riche et que la difficulté allait être de construire le plan. Nos premiers axes de recherches nous permirent de nous partager le travail, en essayant de varier le côté scientifique, historique et géographique, selon nos affinités. Concernant le plan final, il ne fut véritablement élaboré que lors de la 13ème séance de TPE.

     Entre temps, nous avons privilégié les rencontres avec des professionnels (chercheurs à l’INRA, professeurs à l’Université, vétérinaire, éleveurs de volailles). La poule étant un animal commun, les adultes qui nous entourent (professeurs, documentalistes, familles) ont su nous diriger vers ces personnes-ressources.

     Nous avons consulté les catalogues du CDI, des Bibliothèques de Tours et de St-Pierre-des-Corps, et après avoir écarté des publications trop enfantines, des articles trop polémiques ou obsolètes, nous nous sommes constituées une bibliographie et une sitographie solides.

     Pour être efficaces à chaque séance, nous mettions en commun nos recherches personnelles et tentions de régler les difficultés de chacune. Nous suivions un rituel afin de ne pas perdre de temps : nous utilisions nos carnets de bord, nos clés USB, nos livres documentaires, deux ou trois ordinateurs… Pendant les vacances de la Toussaint et de Noël, nous nous sommes retrouvées pour rédiger les parties communes et disposer de plusieurs journées pour nous concentrer uniquement sur notre TPE.

     Pour atteindre notre objectif, nous nous sommes distribuées les sous-parties en fonction de nos envies, de nos qualités, de nos capacités et de nos projets post-bac : Camille s’est révélée compétente pour la réalisation de schémas, Armelle appréciait davantage les parties scientifiques… Quant à moi, je me suis consacrée à l’histoire de la relation homme-poule, aux comportements naturels au sein du poulailler et aux différentes consommations de la viande de poulet. J’ai également aimé réaliser une frise chronologique sur la Géline de Touraine, une carte représentant la consommation d’œufs annuelle en Europe, différents tableaux et graphiques, et en particulier mes expériences sur le goût des viandes de volailles. Je pense m’être beaucoup impliquée dans la mise en page du site, afin qu’il corresponde au mieux à notre projet.

     Pourtant, la réalisation de notre production n’a pas été si simple. Outre l’élaboration complexe de notre plan, il nous a fallu nous familiariser avec l’hébergeur de notre site : Jimdo. S’est ajoutée à cela la difficulté de trouver des illustrations libres de droits. Cette contrainte a été contournée, en piochant dans nos galeries d’images personnelles, et en réalisant des dessins et de nouvelles photographies. Contrairement à d'autres sujets, le nôtre ne se prêtait pas aux expériences, nous avons tenté deux tests gustatifs. Le premier était consacré à la viande de poulet élaborée et le second au poulet de chair.

     Tout au long de notre TPE, nous avons acquis de nouvelles connaissances. En échangeant régulièrement avec mes camarades, j'ai pu retentir des informations sur leurs travaux, comme l'anatomie de l'oiseau, la composition moléculaire d'un œuf… Mes recherches personnelles m'ont permis d'approfondir mes connaissances, dans des domaines tels : l’évolution et la classification des espèces, l’histoire de la domestication et des élevages avicoles, le comportement animal, le développement durable, les différences entre l'agriculture et la consommation alimentaire des pays développés et des pays en voie de développement...

Poule de race Wyandotte (Vinciane)
Poule de race Wyandotte (Vinciane)

     J'ai aimé travailler en autonomie, échanger avec plusieurs adultes érudits, organiser le travail. J'ai appris à être exigeante, à me concentrer en persévérant, tout en restant à l'écoute de mes amies. Disposer de quatre mois pour finaliser notre site m'a beaucoup plu. Grâce à mon TPE, j'ai compris que la consanguinité était trop élevée dans mon poulailler. C'est pourquoi ma famille a décidé d'acquérir deux poules et un coq Wyandotte.

     Dommage que j’ai découvert le site solidaire Zebunet, fin décembre. Si c'était à refaire, j'aurais aimé développer la différence entre les élevages industriels du Nord et les élevages vivriers des pays en développement.

Si je me sens autant concernée par le sujet, c'est parce que ma sœur a été rencontrer sa belle-famille à Madagascar cet été. Au retour d'un mois et demi passé avec des autochtones, elle a pu nous expliquer les difficultés économiques que connaît la Grande Ile, anciennement colonisée par la France. Là-bas, elle a croisé de nombreuses fois des poules sur son chemin, comme le montre la photo ci-dessous, de son petit cousin Johan.

(soeur de Vinciane)
(soeur de Vinciane)